Ressources numériques en sciences humaines et sociales OpenEdition Nos plateformes OpenEdition Books OpenEdition Journals Hypothèses Calenda Bibliothèques OpenEdition Freemium Suivez-nous

Pépite : « Secourir au feu de meschief » : lutter contre les incendies à Lille au XVe siècle

Incendie de Tarse en -333 BANDEAU

Billet rédigé par Anne-Frédérique Provou

« Incendie de Tarse en -333 », Histoire d’Alexandre le Grand, BnF, ms fr 47

Les villes médiévales ne sont pas réputées, en Europe occidentale, pour avoir innové dans leur lutte contre les incendies. Jean-Pierre Leguay rappelait en 2015 qu’elles avaient perdu les techniques employées dans l’Antiquité romaine pour neutraliser les feux :

« Aucune solution n’est réellement trouvée pour éteindre les feux gigantesques qui dévorent périodiquement les villes médiévales […]. Le matériel efficace est pratiquement inexistant, les pompes et les siphons connus dans les mines allemandes et wallonnes inutilisés, les secours mal organisés et, pire encore, les municipalités se heurtent sans cesse à un manque de solidarité. » 1

À première vue, force est de constater que la ville de Lille ne fait pas exception. Elle n’a nullement innové sur le plan technique pour lutter contre les incendies, alors même que la ville n’échappait pas plus que ses consœurs urbaines à ce fléau fréquent, les constructions étant souvent réalisées dans des matières inflammables (bois, chaume…). Pour autant, les feux de meschief sont une thématique récurrente dans les bans lillois (textes normatifs urbains) et méritent qu’on s’y intéresse. Le nombre important de bans à ce sujet, plusieurs fois renouvelés, et l’adoption de nouveaux statuts prouvent la nécessité pour les magistrats lillois d’anticiper et d’éviter au maximum ces incendies domestiques accidentels.

Le terme « nécessité » n’est pas choisi au hasard. Le mot n’est certes employé qu’une seule fois dans les bans lillois relatifs aux feux de meschief entre 1395 et 1500, mais avec d’autres formules, il rappelle la nécessité d’agir rapidement, dans l’urgence, pour éteindre les incendies et prévenir leur arrivée.2 Les termes peril (de feu) et perilleu[x] apparaissent treize fois sur un total de 29 bans, sans compter le souci des échevins – dirigeants de la ville – de [préserver] les Lillois des incendies.3 Les bans font ressentir l’urgence de la situation et si le nom « urgence » en lui-même n’existe pas encore au Moyen Âge, contrairement à l’adjectif « urgent », l’idée est bien présente lorsque le clerc de la ville écrit à quatre reprises qu’il faut agir incontinement et sans delay. Les incendies pressent les échevins à réagir pour anticiper et limiter au maximum ces situations de crise et d’exception.

Quels sont ces nouveaux statuts, régulièrement renouvelés au cours du XVe siècle et qui, à défaut d’innover sur le plan technique, marquent tout de même le souci constant des échevins de lutter contre ce fléau ? La première mesure apparaît le 12 avril 1397 lorsque les échevins enjoignent à tous les habitants de tenir au-devant de leur maison des récipients d’eau près des nocs, c’est-à-dire des gouttières, qui se rempliront naturellement grâce aux eaux de pluie.4 Ce ban fut régulièrement renouvelé au cours du XVe siècle, comme l’illustrent les registres étudiés. Le 29 avril 1446, les échevins ajoutent que chacun doit tenir devant sa demeure des échelles prêtes à l’emploi.5 De nombreuses villes à l’époque médiévale et moderne édictèrent des bans semblables, conservant prêts à l’usage des seaux d’eau et des échelles pour éteindre les feux avant qu’ils ne prennent de l’ampleur.6 Une autre mesure concerne en juin 1397 les bourreez et raimes, c’est-à-dire les branchages et fagots que les marchands de bois, les fourniers et les brasseurs utilisaient pour leur activité professionnelle, soit pour les vendre, soit pour les brûler. L’essentiel de ces matières inflammables et dangereuses doit être stocké en dehors de la ville, par mesure de précaution.7 Toujours en juin 1397, les échevins obligent chaque chef de maison de plus de vingt ans à participer en personne au guet de nuit, afin de repérer les départs d’incendie et d’avertir la population au besoin. Si la personne en question était trop âgée, elle devait désigner quelqu’un pour la remplacer.8 Là encore, la mesure est fréquente dans les villes de l’époque. Le 22 juin 1397, il est également interdit aux habitants de la ville d’allumer des feux dans les rues et les quaufours (fours à chaux) les jours et les nuits de la saint Jean-Baptiste et de la saint Pierre, soit entre le 20 et le 24 juin. Cette période correspond aux festivités de la saint Jean, où il est coutume de sauter au-dessus de feux pour fêter le solstice d’été. La date du ban indique que les autorités craignaient qu’un incendie n’éclate lors de ces jeux.

La multiplication des bans contre les feux de meschief au printemps et à l’été 1397 (cinq en tout) suggère la survenue d’un incendie la même année, ce que confirme le registre de comptes de l’année 1397, qui fait mention de seaux en cuir réparés afin d’éteindre un incendie.9 Les autorités urbaines anticipent et tirent des leçons du présent en prenant leurs dispositions pour prévenir les incendies qui pourraient advenir dans le futur. Les registres urbains, outils de travail pour les élites dirigeantes, donnent à voir des échevins pragmatiques et des normes juridiques adaptées à la vie au jour le jour des citadins et prêts à répondre à leurs besoins, ce qui révèle un certain « présentisme » de la part de ces élites.10 Certes, les hommes du Moyen Âge n’ont pas innové techniquement dans leur lutte contre les incendies, mais ils n’ont pas subi pour autant ces fléaux sans agir, ce qui remet en perspective les conclusions généralement tirées à ce sujet par les historiens ayant étudié les incendies urbains au Moyen Âge et dans la première modernité.

Il est tout de même troublant de constater que les bans ne sont pas automatiquement renouvelés tous les étés, périodes propices aux incendies. À première vue, les échevins donnent l’impression d’agir contre les feux de meschief uniquement lorsque l’un deux se déclare dans la ville, comme en 1397, un sentiment d’urgence favorisant alors la prise de décision. Certes, l’ensemble des bans municipaux de la fin du Moyen Âge n’ont pas été conservés, mais les manques sont tout de même visibles. L’extrait qui suit date du 10 janvier 1483 et renouvelle les mesures prises en 1397 : placer des seaux d’eau et des échelles devant les maisons et veiller à la bonne réalisation du guet. Or ces statuts n’avaient plus été renouvelés depuis l’été 1469, soit quatorze ans auparavant. Même si l’on peut supposer, en s’appuyant sur d’autres bans de ce type, que les règlements de 1469 avaient pour objectif d’être appliqués entre une et trois années, l’espace temporel pendant lequel les bans ne furent pas renouvelés – du moins dans les registres de la ville – reste conséquent.

« Et sy fay le ban comme dessus que il ne soyt personne qui mefface aux eschielles mises sur lesdittes maisons ne respande les eauwes mises aux huys d’icelles pour subvenir audit dangier de feu et ne meffache aussy au ghet ordonné a veillier le feu et le chandeille avant les rues de ceste ditte ville pour la preservacion dudit feu de meschief sur a panir de ban criminel toutes et quanteffois que aucuns feroyt le contraire. »11

Extrait d’un registre aux bans lillois, AML, BB 378, fol. 111

Mais l’extrait précédent, comparé à d’autres renouvellements de bans sur le même sujet, montre en réalité que ces pratiques étaient devenues, à la fin du XVe siècle, une habitude pour les Lillois, à tel point que les registres n’ont plus besoin de revenir sur les dispositions prises dans le détail, ou même de rappeler que les bans ont été renouvelés. Les mentions de renouvellement sont pourtant très brèves dans les registres lillois et rapides à écrire, mais le clerc de la ville n’enregistre le plus souvent que les mesures nouvelles : ce sont ces dernières qu’il faut décrire pour bien les annoncer à la bretèche de l’hôtel de ville12, et non les bans tant répétés qu’ils sont finalement connus de tous et maîtrisés par cœur par le héraut de la ville, chargé d’annoncer à haute voix sur la place du marché les normes à respecter. La nouveauté est devenue habitude et rituel bien maîtrisé par les habitants de la ville et leurs dirigeants : l’innovation juridique s’est faite norme, aussi bien dans le texte que dans les pratiques.

A VENIR

Ces réflexions sont issues d’un travail de thèse mené sous la direction d’Élodie Lecuppre-Desjardin : « Innover sans le dire ? Réformer la ville dans les anciens Pays-Bas bourguignons au XVe siècle ».

Bibliographie

– Christine Felicelli, « Le feu, la ville et le roi : l’incendie de la ville de Bourges en 1252 », Histoire urbaine, 2002, vol. 1, n°5, p. 105-134, consulté en ligne le 29/01/2026.

– David Garrioch, « Towards a fire history of European cities (late Middle Ages to late nineteenth century) », Urban History, t. 46, n°2, 2019.

– François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Paris, Éditions du Seuil, 2003.

– Jean-Pierre Leguay, Le feu au Moyen Âge, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015, consulté en ligne le 29/01/2026.

– Julien le Mauff, L’empire de l’urgence ou la fin politique, Paris, PUF, 2024.

Nous renvoyons aussi au projet dirigé par Janna Coomans, (In)flammable cities: Rethinking Crisis, Resilience and Community in the Low Countries, 1200-1650 (2021-2026).

  1. Jean-Pierre Leguay, Le feu au Moyen Âge, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015, conclusion de la partie V « La lutte contre l’incendie » du chapitre 14, consulté en ligne le 29/01/2026. ↩︎
  2. Nous faisons référence plus précisément aux registres aux bans BB 374 (1395-1407), BB 375 (1414-1421), BB 376 (1421-1443), BB 377 (1441-1447) et BB 378 (1369-1506) conservés aux Archives Municipales de Lille, abrégé AML. ↩︎
  3. L’expression exacte est preservacion dudict feu de meschief (AML, BB 377, fol. 129v, 22 avril 1468). ↩︎
  4. AML, BB 374, fol. 35. ↩︎
  5. AML, BB 377, fol. 70v-71. Là encore ces bans furent renouvelés tout au long du XVe siècle (BB 378, fol. 62v). ↩︎
  6. David Garrioch, « Towards a fire history of European cities (late Middle Ages to late nineteenth century) », Urban History, t. 46, n°2, 2019, voir la partie III : « Responses to fire: prevention and fire-fighting ». ↩︎
  7. AML, BB 374, fol. 37. Le statut est renouvelé mot pour mot le 11 mars 1399, le 1er juin 1402 et le 9 mars 1406 (fol. 59v, 86v et 134v). ↩︎
  8. Ibid., fol. 37. Ce ban est renouvelé le 6 avril 1402, le 5 mai 1403 et le 24 avril 1405 (fol. 85, 101 et 122v). ↩︎
  9. AML, CC 16130 (1397), p. 81 de la numérisation en ligne. ↩︎
  10. La notion est empruntée à François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expérience du temps, Paris, Éditions du Seuil, 2003. ↩︎
  11. AML, BB 378, fol. 111. ↩︎
  12. Petite tribune extérieure, balcon dans les hôtels de ville au Nord du royaume de France, qui regarde la place principale et sert aux publications officielles. Les registres aux bans lillois précisent régulièrement que les nouveaux statuts étaient proclamés à la bretesque de la ville. ↩︎

Pépite : La lèpre ou le feu ? – représenter l’incendie de Delft à l’aune des conflits confessionnels

Billet rédigé par Cordélia Floc’hic

“Int iaer ons heeren duijsent vijf hondert ses en dortich op heijlich Cruijs dach datmen de stadt delft branden sach opden dorden dach meij”
« En l’an de notre Seigneur mil cinq cent trente-six, le jour de la Sainte Croix, on vit la ville de Delft brûler, le troisième jour de mai. »

Le 3 mai 1536, un violent incendie détruit les trois quarts de la ville de Delft. Des sources postérieures documentent l’événement et en énoncent les diverses causes. Lodovico Guiccardini dans sa Description de touts les Pays-Bas (1567) mentionne un « cas fortuit1 » sans apporter davantage de détails. Cornelius Aurelius dans ses Chronijcke, Die van Hollant, Zeelant ende van Vrieslandt (1595) omet l’origine de la catastrophe et insiste sur sa soudaineté et son intensité. Abraham Goos et Reiner Telle, dans leur ouvrage Nieuw Nederlandtsch caertboeck (1616), blâment quant à eux le vent dont les bourrasques répandent des cendres ardentes dans la ville.

Cet incendie est un fait marquant de l’histoire de Delft. Il donne lieu à des représentations discursives et visuelles qui, en plus de cristalliser le moment du drame, rendent compte des réactions et de la réception de l’événement.

L’estampe étudiée est de petit format (119 mm x 96 mm) et est réalisée par un artiste anonyme probablement entre 1536 et 1599. Seule la signature en bas à gauche « S.K exc » nous fournit une indication lacunaire sur l’identité de l’éditeur de l’œuvre. Elle est par ailleurs la seule estampe attribuée à cet imprimeur.

La composition de l’œuvre retient tout particulièrement notre attention. Fait étonnant, l’incendie n’occupe pas le premier plan alors même qu’il est le sujet désigné de l’estampe. Le bâtiment mis en avant est la « Laservs Huys » (la maison de Lazare), un lieu consacré aux soins des lépreux, dont la première mention dans les sources date de 13562. Malgré l’aspect schématique de l’estampe, la figuration de la bâtisse est relativement fidèle à la réalité. Le mur érigé autour de l’édifice, symbole de l’exclusion des malades, y est bien figuré3. La ville en feu apparaît à l’arrière-plan. Elle est représentée de manière synthétique. Quatre tours dominent un amoncellement de maisons. Nous reconnaissons les clocher de la Nieuwe Kerk (à l’extrême gauche de la ville) ainsi que celui de la Oude Kerk (Il s’agit de la troisième tour.). Deux représentations de ces églises en permettent l’identification formelle.

 Cette estampe soulève de nombreuses interrogations en raison du peu d’informations connues à son sujet. Parmi les éléments les plus singuliers figure l’association de l’incendie et de la léproserie, du désastre environnemental et de la catastrophe sanitaire, une articulation rare. Nous pouvons établir un parallèle avec un épisode de l’Ancien Testament issu du livre de Job. Ce dernier subit les nombreuses agressions de Satan dont une maladie que l’exégèse médiévale identifie à la lèpre4, et le brûlement de ses biens par le feu du ciel. L’association de ces deux châtiments se retrouve dans les représentations de la tentation de Job du début de la période moderne5. C’est le cas par exemple dans l’estampe réalisée par le Monogrammiste CV en 1524.

 L’observation de l’œuvre met d’emblée en évidence sa teneur moralisante. La mise en avant des églises delftoises embrasées, la nature ecclésiastique des trois uniques figures et l’invitation à la louange divine du chapelain6 admoniteur confirment le ton édifiant adopté par l’artiste. L’image de la ville en flammes en tant que châtiment divin apparaît fréquemment dans la Bible. La fonction et la cause du feu sont notamment décrites dans le livre de Job par Eliphaz de Théman. Ce dernier déclare que « La maison de l’impie deviendra stérile, Et le feu dévorera la tente de l’homme corrompu »7. La lèpre, quant à elle, si elle souffre d’une symbolique négative, est tout de même attachée à certaines figures saintes comme Job et Lazare. Les lépreux peuvent même être considérés comme des « image[s] du Christ souffrant »8.

Ainsi, nous constatons des correspondances compositionnelles entre notre estampe et le canon représentatif de la tentation de Job. Un élément essentiel diffère cependant. Si la léproserie est bien au premier plan, aucun ladre n’y apparaît. Nous pouvons alors suggérer que l’absence de malades soutient la signification positive allouée à la léproserie. Le bon fonctionnement de la maison de Lazare est assuré par des religieux dévoués, à l’inverse des habitants de la ville pécheresse enflammée.  L’identité des impénitents visés par l’estampe nous interroge alors. Depuis l’incendie du 3 mai 1536, la ville de Delft est agitée par des dissensions politico-religieuses. Nombreux sont ceux qui adhèrent aux préceptes luthériens et anabaptistes9. Nous pourrions alors proposer une analyse de l’œuvre nourrie par les conflits confessionnels. L’incendie résulterait de l’impiété réformée en opposition à la noblesse et la simplicité des catholiques qui s’ostracisent pour venir en aide aux malades et sont par conséquent épargnés du châtiment divin.

La datation approximative de l’œuvre peut nous encourager à formuler une hypothèse supplémentaire. Trente ans après le terrible incendie, la ville de Delft connaît d’importantes destructions lors de la furie iconoclaste. Les deux églises figurées sur notre estampe sont gravement endommagées. Nous pourrions alors suggérer que cette œuvre établit d’une part une analogie entre la tentation de Job et l’incendie de Delft par un procédé typologique fréquemment employé durant la période étudiée. D’autre part, elle unirait ces deux récits à un troisième, celui des affrontements iconoclastes de 1566.

Il convient enfin, de s’intéresser à la diffusion de cette estampe. Elle possède une fonction ouvertement didactique assurée par plusieurs éléments qui en accompagnent la lecture. Les diverses légendes rapportent l’incendie succinctement (voir le cartel en dessous de la scène gravée), les paroles des protagonistes((Voir l’estampe « godt sij gelooft », « Dieu soit loué « ; « Delft brant », « Delft brûle ». )) (à proximité des figures) et désignent les lieux figurés (au-dessus de la ville de Delft et de la léproserie). À cela s’ajoutent son format restreint et le fait que les inscriptions soient en langue vernaculaire. Ces éléments pourraient alors nous inciter à concevoir cette estampe comme destinée à un large public. Ce que semble confirmer le nombre de versions conservées encore aujourd’hui10, et les nombreuses réimpressions dont elle a fait l’objet11.

L’estampe de l’incendie de Delft illustre alors un mécanisme de récupération et d’adaptation d’un thème canonique, celui de la punition divine par le feu, à un présent marqué par de vives tensions religieuses.

À venir

J’aurai l’occasion d’étudier à nouveau les représentations de l’incendie de Delft, par la cartographie cette fois, dans le cadre du colloque « La ville au présent : temporalités et rythmes urbains en Europe occidentale (XIVe-XVIIe siècles) » qui se déroulera à l’Université de Lille du 1 au 3 octobre 2025.
De plus, ce billet s’inscrit dans le cadre plus large de ma thèse de doctorat consacrée aux représentations littéraires et visuelles des incendies provoqués par des phénomènes météorologiques en France et aux Pays-Bas du XVe au XVIIe siècle.

Bibliographie

Sources primaires

AURELIUS, Cornelius, Chronijcke, Die van Hollant, Zeelant ende van Vrieslandt, Amsterdam, Cornelis Claesz., 1595

GOOS, Abraham, TELLE, Reiner, Nieuw Nederlandtsch caertboeck, Amsterdam, Abraham Goos, 1616.

GUICHARDIN, Lodovico, Description de touts les Pays-Bas, autrement appelez, la Germanie inferieure, ou Basse Allemagne , par messire Loys Guicciardin gentil-homme Florentin : maintenant reveuë, & augmentée plus que de la moitié par le mesme autheur. Avec toutes les cartes geographiques desdicts pays, & plusieurs pourtraicts de villes & autres bastimens en belle perspective tirez par M. Pierre Keere. Derechef illustrée de plusieurs additions remarquables, par Pierre du Mont. Avec un indice tres-ample des choses les plus memorables, Arnhem, Jean Jeansz., 1613.

Sources secondaires

GRÖN, K, “Leprosy in Literature and Art” in International Journal of Leprosy, vol.41, n.2, 1973, pp.249-283.

LEEUWEN, Daan van, Het lazaren huys buyten. Een onderzoek naar de laatmiddeleeuwse stichtingen van Hollandse leprooshuizen in Europees perspectief, Mémoire de master, Université de Leiden, sous la direction de Dr. A Janse et Prof, dr. P.C.M. Hoppenbrouwers, 2013.

MONTIAS, John Michael, Vermeer and his milieu. A Web of Social History, Princeton, Princeton University Press, 2018.

De Stad Delft, cultuur en maatschappij tot 1572, (cat.exp., Delft, Princenhof museum, 15 décembre 1979-17 février 1980), Delft, Princenhof museum, 1980.

  1. GUICCARDINI, Lodovico, Description de touts les Pays-Bas, Arnhem, Jean Jeansz., 1613, p.303. [↩]
  2. LEEUWEN, Daan van, Het lazaren huys buyten. Een onderzoek naar de laatmiddeleeuwse stichtingen van Hollandse leprooshuizen in Europees perspectief, Mémoire de master, Université de Leiden, sous la direction de Dr. A Janse et Prof, dr. P.C.M. Hoppenbrouwers, 2013, p. 41. [↩]
  3. Ibid, p.32. [↩]
  4. GRÖN, K, “Leprosy in Literature and Art” in International Journal of Leprosy, vol.41, n.2, 1973, pp.249-283, p.252. [↩]
  5. Idem. Voir par exemple : Maître BOS, La tentation de Job, Job consolé par des musiciens, circa.1500-1515, gravure sur papier vergé, 9,4 mm x 7,9 mm, Ashmolean museum, Oxford ; Le livre d’heures d’Henri II, fol.73v, Bibliothèque nationale de France. [↩]
  6. LEEUWEN, Daan van, Het lazaren huys buyten. Een onderzoek naar de laatmiddeleeuwse stichtingen van Hollandse leprooshuizen in Europees perspectief, Mémoire de master, Université de Leiden, sous la direction de Dr. A Janse et Prof, dr. P.C.M. Hoppenbrouwers, 2013, p.47. [↩]
  7. La Sainte Bible, Ségond 1910, Job 15 :34. [↩]
  8. BLEVEC, Daniel le, « Les lépreux peuvent-ils vivre en société ? Réflexions sur l’exclusion sociale dans les villes du Midi à la fin du Moyen-Âge » in dir. Claude Carozzi, Daniel le Blévec et Huguette Taviani-Carozzi, Vivre en société au Moyen-Âge. Occident chrétien VIe-XVe siècle, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2008, pp.281-291. [↩]
  9. MONTIAS, John Michael, Vermeer and his milieu. A web of social history, Princeton, Princeton Universtiy Press, 1989, p.4. [↩]
  10. L’estampe est notamment conservée au Rijksmuseum où il en existe deux versions, au British Museum, à la Wellcome Library et aux archives de la ville de Delft. [↩]
  11. Par exemple, les archives de la ville de Delft conservent une réimpression du XVIIIe siècle. [↩]