
RESUME
L’historiographie a longtemps considéré la rumeur comme le versant populaire de la propagande validée par l’autorité. Mais grâce à des études récentes, la rumeur a changé de camp et s’est vue reconnaître une plasticité propre à renforcer l’arsenal des outils de communication et d’influence tout autant manipulés par le pouvoir en place. Sur la base de cas anglais, français et bourguignons, cet article analyse non seulement les mécanismes de la rumeur (ses thèmes de prédilection, ses moyens de diffusion, les caractéristiques de sa crédibilité et de sa plausibilité), mais aussi son rapport au temps. En essayant de comprendre les raisons de son infinie répétition, la notion “d’histoire différentielle” permet de saisir les présents d’une époque et l’importance de la perception subjective comme moteur du caractère cyclique de la rumeur, sans cesse relancée dans le temps en fonction des attentes propres à chaque individu.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Élodie Lecuppre-Desjardin (4 janvier 2025). Publication d’Elodie Lecuppre-Desjardin : “La rumeur entre présent immédiat et présent continu : les effets d’une histoire différentielle sur la société politique médiévale” Capturing the Present in Northwestern Europe (1348–1648). Consulté le 15 octobre 2026 à l’adresse https://capt.hypotheses.org/3533


