
Cet article est issu de l’ouvrage collectif édité par Catherine Gaulier-Bougassas Les discours sur la croisade. Mémoire, fiction, recours à l’antique, rhétorique et idéologie (XIIe-XVIe siècle), dans la collection Recherche sur les réceptions de l’Antiquité, volume 5, Turnhout, Brepols, 2025, p. 157-176
Résumé
Cette étude exploite un texte peu connu de Philippe de Mézières : L’ordre de la Passion de Jésus-Christ. Produit en plusieurs étapes entre 1367 et 1396, c’est à cette dernière date que Philippe de Mézières, retiré au couvent des Célestins à Paris, remet de l’ordre dans son projet. La réflexion, menée à son terme, permet à son auteur de développer un espace ouvert propre au songe politique et de faire de la croisade, l’occasion de corriger, d’améliorer et de perfectionner une société chevaleresque abîmée et dégénérée et dont la purification des moeurs constituera la clef du salut de l’humanité chrétienne. Programme dont la précision témoigne d’un véritable dessein politique, L’ordre de la Passion Jesus-Christ permet de réfléchir à l’idée de réforme à l’aube du XVe siècle et de considérer la remobilisation d’un motif ancien au secours d’un présent chaotique sur fond de perspective sotériologique … une mise en pratique très concrète des idéaux de ce chevalier mystique de la fin du Moyen Âge.

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Élodie Lecuppre-Desjardin (3 février 2026). Publication d’Elodie Lecuppre-Desjardin “Du devoir de chrétien à l’utopie politique: l’idée de croisade chez Philippe de Mézières” Capturing the Present in Northwestern Europe (1348–1648). Consulté le 15 octobre 2026 à l’adresse https://capt.hypotheses.org/11488


